Comptes rendus de sorties

L'Essor Monségurais

L'Essor Monségurais
Sortie



Le Hourgade,

 

véritable seigneur du Louron, est un sommet secret et peu fréquenté, qui fleurte avec le ciel, du haut de ses 2964 m. Ses chemins d'accès, multiples, sont variés à souhait et imposent souvent de forts dénivelés. Depuis la station de Peyragudes, le sommet se laisse gravir sans trop de difficultés, tout en nous dévoilant sa su- blime parure de lacs, qui nous enchanterons dans la deuxième partie du parcours.
Une randonnée dans les Grandes Pyrénées, qui offre beaucoup de diversité aux marcheurs ... A n'éviter sous aucun prétexte !!!

- Environ 7 heures 30 aller/retour, arrêts compris (déjeuner)

- 1300 mètres depuis le Self Bar, 1500 mètres depuis la station de Peyragudes.

¤ Le Hourgade est un sommet facile, mais surprenant et austère lorsque l'on aborde sa partie finale. Les non- habitués peuvent être impressionnés par la crête, bien qu'en fait elle ne présente pas de difficultés. Il faut donc s'y rendre avec prudence et précautions, et aborder ce sommet comme un lieu de haute-montagne. Prendre garde à emprunter la bonne sente au départ du Self Bar. Le reste, c'est que du bonheur !!!

Prévoir beaucoup d'eau car le trajet est long et sans refuges, de bonnes chaussures (éboulis, caillasse, humidité ...), des bâtons de marche (toujours utiles lorsque la pente est raide).

¤ Depuis Luchon : prendre la belle route du col de Peyresourde, jusqu'à celui-ci, puis suivre la route de la Station de Peyragudes, en contrebas du col. Depuis Loudenvielle : suivre la route du col de Peyresourde, et bifurquer à droite juste avant le col, pour emprunter la route qui nous mène à Peyragudes. De la station, se diriger vers le Sud à travers les pistes carrossables, jusqu'au Télésiège des Cimes, que côtoie le Self-Bar "Le Cabanou".

- Le départ se fait en ayant sur la gauche le Télésiège des Cimes, et à droite le Self-Bar. En restant à l'horizontale, partir à droite à travers l'herbe pour contourner la butte qui nous surplombe. Un autre chemin, trompeur, se rend justement sur cette butte ... ne pas l' emprunter, il conduit au Couret d'Esquierry. Après avoir contourné ce relief, on se retrouve sur un replat (1843 m). Ici, chercher la sente qui part à flanc vers les deux vallons du pic de Hour- gade (Nère et Hourgade). Elle est étroite, discrète, traverse de raides pentes, mais son tracé est facile à suivre, et nous impose peu de dénivelé supplémentaire. On évite quelques barres rocheuses (faire attention !) et le sentier se met à descendre progressivement pour atteindre le GR10, à la base du vallon de Nère.

- Suivre ce GR pendant quelques minutes, puis s'en séparer (il file vers le Couret d'Esquierry) en emprun- tant, à droite, un sentier raide qui s'élève dans le vallon de Nère (un écriteau signale en rouge la direction des lacs de Nère). La gorge creusée par les eaux des lacs de Nère serpente à notre droite. Après cette raide montée, on franchit un petit passage rocheux, qui demande de l'attention, car l'humidité est sou- vent là. Suivre le cairnage, au bord de la profonde gorge. On atteinte un bassin herbeux, vestige d'un an- cien lac aujourd'hui asséché ... traverser ctte cuvette (cairns) et s'élever par la droite pour atteindre un promontoire (2200 m). Continuer la montée à travers les ressauts herbeux. A 2386 m, on atteint le premier lac de Nère, séparé en deux. Passer entre eux, à travers de gros éboulis (cairns). On gravit un énième ressaut pour atteindre le Grand Lac de Nère (2430 m).

- Contourner le lac par la gauche, et s'élever énergiquement à travers les rochers et les petits balcons herbeux. Les cairns sont indispensables, veillez donc bien à les suivre. Après cette rude montée, on atteint une zone d'éboulis, et la traversons de gauche à droite, par une sente bien marquée. On monte légère- ment à travers les rochers et on atteint un premier laquet à 2750 m d'altitude. Après une petite montée, on atteint un second lac, le Lac Supérieur (2840 m). Le Hourgade se dresse clairement face à nous, austère et aride. Contourner le lac par la droite, puis s'élever sur une sente très raide, dans les gravats. Après un couloir plutôt croulant (s'agripper aux roches sur la gauche), on atteint la crête du pic. Là, les peu- habitués peuvent être impressionnés, car le vide n'est jamais bien loin, et le début de crête étroit.
   Deux solutions sont alors possibles :

- Soit on attaque la crête, par un petit passage où les mains sont de la partie, et l'on suit celle-ci, un peu aérienne, mais facile (les apparences la rendrait au contraire ardue), jusqu'au sommet.

- Soit on descend légèrement sous la crête, toujours du côté Nère, et l'on se dirige vers le pic, en cher- chant un couloir qui, un peu plus loin, nous ramène à la crête. En passant par là, on évite la partie étroite de la crête. Se diriger ensuite vers le sommet, comme pour la première solution.

Enfin au sommet, où la sieste est méritée !!!


De l'étroite zone sommitale, le panorama est gigantesque : Loudenvielle, Arbizon, Pic du Midi de Bigorre, Néouvielle, Pic Long, Campbiel, Vignemale (et oui !), Mont Perdu, Marboré, Lustou, Batoua, Abeillé, Ba- chimala, Posets, Clarabide, Gourgs-Blancs, Seil de la Baque, Perdiguère, Royo, C
rabioules, Lézat, Quayrat, Spijeoles, Sacroux, Sauvegarde, Pic de la Mine, Maubermé ...

d'après " http://zieutlemonde.org "